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 La Fleur Embrasée de la Haine entre Fils de la Lune et Fils de la Nuit

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L'Archiviste
☙ Maître des Clés de l'Histoire ❧
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Maître des Clés de l'Histoire
Date d'inscription : 27/04/2009
MessageSujet: La Fleur Embrasée de la Haine entre Fils de la Lune et Fils de la Nuit   22/06/10, 06:11 pm






La Fleur Embrasée de la Haine

Entre Fils de la Lune et Fils de la Nuit



Citation :
Comment tout a commencé ? Comment les Enfants des Ténèbres et ceux de la Lune se sont autant détestés, faisant en sorte que ce sentiment de haine perdure au fil des années, des siècles ? Rare sont ceux à s'en souvenir. Certains sont bien trop jeunes, et ceux qui étaient là à cette époque sont en grande partie devenus des âmes en cours de résurrection. Laissez-moi vous conter cette histoire ou vous rafraîchir la mémoire , si vous l’avez déjà entendue.


out a commencé vers les années 500, pour être plus exact, les restants semblent s'accorder sur l'année 511. Cette année-là a marqué la relation qu'entretenait Vampires et Lycans. Ces deux races étaient encore jeunes, les deux Premiers n’avaient même pas atteint leur première année de vie en tant que non-humain. Aucun des deux ne maitrisaient l'ampleur de leurs pouvoirs, des subtilités de leur race, de la complexité relationnelle qu'entrainait la vie d'un Enfant de la Lune ou de la Nuit. Etres complexes, perplexes et perdus.
es Enfants égarés sur les chemins de la vie. Sans l'entière connaissance qui les aidaient à comprendre leur corps, leurs envies, les changements qu'ils avaient vécus. Pauvres enfants perdus, égarés, délaissés par leur créateur respectif. Nul ne pouvait les aider, êtres perdus qu'ils étaient, errant sur les chemins de la vie ou de la non-vie.
a première rencontre entre les deux aînés fut pour le moins explosive. Comme vous avez pu le comprendre, aucun des deux ne savaient exactement ce qu'il était. Sûrement que cette ignorance fut la raison d'un tel comportement, de tels actes qui attisèrent la haine de chaque camp. Mais l’être est si facilement prompt à la colère et pardonne peu les offenses qu’il a pu ressentir, surtout quand son orgueil en est la victime. Si vous aviez été moins prompt à la colère, peut-être que rien ne se serait ainsi déroulé.

ueur d'une noirceur, d'une nuit où seule la Lune daigne éclairer ton chemin. Toi l'être que rien ne satisfait. Tu as faim, tu as ce besoin, malsain, cette envie que tu veux combler. Comment, tu ne sais pas, cette clé te manque. Tu erres au hasard, sur Terre. Tu ne peux satisfaire ton besoin et cela te ronge, te consume de l'intérieur. Pauvre de toi. Ta réponse est arrivée par hasard, au détour d’un chemin..
ueur d'une lune, ronde, signe que tu détestes, toi, le Lycan. Tu avances sur ce chemin sauvage, sur tes quatre pattes. Tu es un loup, comme souvent, tu ne maitrises encore rien, tu te perds sous ces changements, sous cette Dame Lune qui noircit ta vie, écrivant ainsi au fil des mois ta malédiction. Mais tu ne comprends rien, juste que tu n’es plus comme avant. Un être mi-homme mi-loup, qui erre sous les pâles rayons d’une lune trop ronde. Tu avances sur ce sentier, jusqu’à croiser un être devant toi.
rand, ténébreux, attirante beauté froide. Tu ne comprends pas tout, ni ce regard assoiffé qui te regarde, ni cette envie qui empeste dans l’air. Une faim grandissante. Sans que tu comprennes, tu es embrassé par ces ténèbres, étreinte doucement mortelle. Tu n’as pas mal, tu ressens juste une vague de fatigue qui t’assaillis, te laissant tomber au creux des bras de Morphée.
u n'as pas mal, juste une sensation d'une immense fatigue. L'impression d'être passé sous une chute d'arbre qui t'as à moitié écrasé. Tu souffres, mais ton orgueil te pousse à te remettre debout. Tu n'as pas saisi pourquoi tu as aussi mal, pourquoi tu te rappelles si peu de ce qu'il s'est passé. Comme souvent, tu ne sais plus à quoi ressembles tes souvenirs. Un mélange d’image, sont-elles toutes réelles, tu ne le sais pas. Tu ignores encore qu’il existe d’autres maudits, si différents de ta Nature. Sur tes deux jambes, tu te relèves, ne te rappelant pas avec exactitude quand ton apparence à changer, passant d’un loup à un homme.

assé, tu avances, tu veux juste rentrer chez toi. Tu n'habites plus le village, ils t'en ont chassé après cette malédiction, refusant que le village subisse les conséquences de tes actes. Tu leur en veux, mais tu les vois s'occuper de ta femme et ton enfant. Cela te suffit, tu aimes trop ces deux êtres pour les voir triste. Malgré ta fatigue, tu avances, en souhaitant passer près du village pour voir ton enfant grandir un peu plus.




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MessageSujet: Re: La Fleur Embrasée de la Haine entre Fils de la Lune et Fils de la Nuit   22/06/10, 07:35 pm






Seconde Partie et Fin




i tu avais su... Mais tu avances, cherchant juste à voir le sourire de ton fils. Tu l'aimes plus que tout. Toi qui étais le centre du monde de ce chérubin, comme il est le centre de ta vie. Tu arrives près du village, caché derrière des arbres pour qu'on ne te voie pas. Tu ne veux pas qu’on s’en prenne aux tiens par ta faute. Mais l'agitation qui traîne te choque. Les mots que tu comprends aussi. Mort, sans, monstre, famille maudite... Ces derniers mots te choquent. Tu sais que la seule famille maudite du village, c'est la tienne.


u as peur, tes entrailles se crispent et se relâche. La peur et l'angoisse te consument. Tu quittes ton abri pour courir rejoindre ta famille. Tu sens une odeur de mort, de sang, une odeur plus faible te chatouille le nez, mais tu ne remets pas le nom du propriétaire. Mais ce n'est pas le plus important. Tu veux juste savoir. La foule amassée sur le pas de la porte s'écarte, te laissant un chemin pour avancer. Ils te regardent, avec une tristesse sans nom. Tu le sens, ce qui t'attend n'est pas rose.

ais là, tu n’as conscience que d’une chose. Tu dois avancer. Pour ton petit, tu te dois d’avancer, après tout, tu ne vas pas l’effrayer en devenant encore ce loup ? Tu sais bien qu’il en a peur. Pourtant, tu aimerais lui faire comprendre qu’il ne craint rien, que le loup ne le mordra pas. Surement est-il encore trop jeune pour comprendre. Ce n’est pas grave, tu attendras le temps qu’il faudra, mais il finira par l’admettre et le savoir.

on regard se pose sur le pas de la porte, ouverte en grand, d’où t’arrive une odeur de mort et de sang. Pendant quelques secondes, tu fermes les yeux, tu espères que ce n’est qu’un mauvais rêve, que tes sens te donnent une sensation fausse, erronée. Les tiens ne peuvent pas être morts. Ils étaient encore en pleine forme la veille. Tu rouvres ton regard qui vire lentement vers un regard animal. Ton Loup n’est pas loin, tu le sens. Avec courage, tu fais ce dernier pas. Dur, cruel, qui te fera perdre tout espoir. Ce que tu trouves, tu ne saurais le décrire.


u peux vouloir être fort, même pour ton enfant, surtout pour lui, ton tout petit. Mais cela ne servira à rien. Tu en as conscience. Il dort, pour toujours. Petit corps sans sang, petit corps qu’on a brisé, lui enlevant sa vie. Sur le lit, tu la trouves. Belle, ses longues boucles encadrant son visage. Elle aussi, elle dort. Plus jamais tu ne les verras vivre. Tu ne pourras apprendre à ton enfant à ne pas te craindre. Tu ne pourras voir ta femme sourire devant les premiers pas, les premiers mots de ton fils. Tout est fini…


ombien de temps es-tu resté ainsi, debout ou courbé, tenant avec douceur ton enfant dans le creux de tes bras, ou posant une main sur la joue de celle qui fut tienne. Ta douleur reste, malgré les larmes, malgré la volonté de les venger. Mais tu ne veux pas les abandonner. Pas encore, pas une nouvelle fois. Tu as besoin de leur dire adieu, car maintenant, tu ne les reverras plus. Mais tu ne veux pas les laisser, tu refuses que le village honore leur mort, tu les as tous repoussé, sans délicatesse, sans regret.

eux qui étaient tiens le sont encore. Tu ne veux pas que les villageois les touchent. Ils font les salir, tu préfères que leurs corps retournent à la Terre sans grand bruit. Tu leur fait une ultime promesse, tandis qu’une nouvelle agitation règne quand le village. Tous cherchent à éteindre le feu, toi, tu promets aux tiens que tu les vengeras.

u t’éloignes sans un regard en arrière. Que ceux qui te jugent vivent pareil enfer, avant de te jeter la moindre pierre. Peut-être que la vengeance n’était pas la solution, peut-être que ton Pardon aurait pu finir par être accordé à ce Vampire qui t’avais fait face, mais il ne l’avait pas mérité. Sa faim restait insatiable, c’était pour cela que tu te battais, avec acharnement, face à ce monstre. Tu l’insultes, il te sourit avec mépris, pourtant aucun ne prends l’avantage. Peu avant l’aurore, tu l’aperçois qui disparait dans les ombres, pour rejoindre un abri sûr.

oi, tu as tes blessures à soigner. Tu n’oublies pas ce visage, tu le chasses, entrainant les tiens dans une haine, une guerre ouverte contre les Vampire. Oh, ton adversaire ne reste pas sans défense, réagissant d’une façon similaire. La guerre entre les deux Enfants a commencé, finira-t-elle seulement un jour ?




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